Date : 26/10/2019

Rencontre : MHC – Spartiates / Drakkars de Caen

Lieu : Palais Omnisport Marseille Grand- Est

Score final : 3-4 (TAB)

(1-1) / (1-2) / (1-0) / (0-0) / (0-1) 

Buteurs :

Période 1
Caen – Halias Igor (Eric Aurard, Jaroslav Prosvic) 7:05
Marseille – Brian Henderson (en supériorité numérique) (Michael Floodstrand, Eric Springer) 11:58
 
Période 2
Caen – Pierre-Antoine Devin (Gasper Cerkovnik, Joni Lavonen) 2:58
Caen – Jaroslav Prosvic (Thomas Carminati, Remi Colotti) 6:14
Marseille – Michael Floodstrand (Ben Greiner) 9:48
 
Période 3
Marseille – Jimmy Jensen (en supériorité numérique) (Vaclav Cestr) 5:39  
Prolongation  
(pas de but)  
Tirs au but
Caen – Pierre-Antoine Devin

Caen – Joni Lavonen

 

 

La défaite en Coupe de France contre Chambéry actée (1-4), les Spartiates avaient déjà les yeux tournés vers la prochaine échéance : la réception des Drakkars de Caen, leaders invaincus et meilleure défense du championnat de D1. Les Marseillais restaient sur deux victoires consécutives en championnat, et comptaient bien rester invaincus à domicile face à une formation en pleine confiance.

Un premier tiers indécis

Le début de match annonce déjà gros un combat physique. Les deux équipes patinent beaucoup et s’offrent des situations. Caen dégaine le premier par Loup Benoît, mais les Spartiates répondent par des tirs de Nicolas Deshaies puis Ben Greiner, sans succès. Les visiteurs commencent à s’installer dans le camp marseillais et vont prendre les devants. Alors que le palet traîne derrière la cage marseillaise, Aurard trouve Igor dans l’enclave qui catapulte le palet dans les filets (0-1, 7’05”). Les Marseillais tentent alors de se rebeller mais ce sont les Caennais qui se montrent encore dangereux, par Palis, puis Igor, mais Patrik Virtanen s’interpose. Néanmoins, alors que les Spartiates semblent un peu à court d’idées, ils vont réussir à revenir. Le Caennais Igor est envoyé en prison et Michael Floodstrand, sur la gauche, trouve Brian Henderson côté opposé qui envoie le palet dans la lucarne de Ronan Quemener (1-1, 11’58”). Ce but redonne de l’énergie aux Spartiates qui vont ensuite tuer une infériorité numérique après une grosse phase défensive, puis bénéficier à leur tour d’une situation de power play qu’il ne parviendront pas à mettre à profit malgré des tentatives de Deshaies ou Floodstrand.

Le match s’enflamme… et les tribunes aussi !

Le tournant du match va avoir lieu très tôt dans le deuxième tiers. Alors que Daniel Dlabaja est en prison pour 2 minutes, les arbitres vont également y envoyer Johan Andersson à peine 20 secondes plus tard sans que personne ne comprenne vraiment pourquoi. Le public commence à gronder. Les esprits vont encore plus s’échauffer lorsqu’Aurard, l’attaquant des Drakkars, va percuter Patrik Virtanen à la suite d’un tir. Pendant que Westerlund explique sa façon de penser au joueur caennais (les deux écoperont d’une pénalité), le gardien des Spartiates reste au sol. Après plusieurs minutes, il finira par se relever, avant d’être escorté en dehors de la glace, l’air secoué. Face à ce coup du sort, Benoît Niclot sort du banc pour remplacer la gardien finlandais au pied levé. Malheureusement pour les Spartiates, Niclot n’aura pas le temps le toucher le palet qu’il devra déjà aller le chercher dans ses filets, après un but de Devin (1-2, 22’58”) quasiment sur la mise en jeu. Vexés, les phocéens durcissent les contacts et essayent d’imposer leur jeu, mais cela ne va pas empêcher les Drakkars de faire le break sur un but au rebond de Prosvic, alors que Springer est au cachot pour méconduite (1-3, 26’14”). Les Spartiates reprennent petit à petit leurs esprits et, une fois n’est pas coutume, c’est Michael Floodstrand qui va sonner la révolte par un numéro bien à lui. De la gauche, il repique dans l’axe avant de tromper Quemener sous la barre, du revers (2-3, 29’48”). Le public explose ! Dans les secondes qui suivent l’engagement, Daniel Dlabaja s’échappe seul pour aller défier le gardien caennais mais tire juste à côté ! La deuxième période se termine sur un tir caennais sorti par Benoit Niclot, rassurant dans la cage malgré deux buts encaissés. Au nombre de tirs, les deux équipes sont à égalité parfaite, 21-21.

Les Spartiates étouffent les Drakkars

Le public donne de la voix dès le début de la troisième période et les Spartiates font parler leur puissance. Les Marseillais sont présents sur tous les palets, contenant parfaitement les attaquants caennais qui peinent à s’approcher du but de Niclot. Les Drakkars enchainent les punitions, et c’est donc en supériorité numérique que les phocéens vont égaliser par Jimmy Jensen, à la suite d’un tir de Vaclav Cestr et d’un cafouillage devant le but caennais (3-3, 45’39”). Les Spartiates empilent les situations dangereuses mais les tirs phocéens croiseront toujours la route du portier caennais, tandis que, de l’autre côté, Benoit Niclot devra s’employer devant Carminati en toute fin de match pour éviter que les visiteurs ne s’imposent. Malgré une nette domination des Spartiates (18 tirs à 3 !), le score sera de 3-3 à la fin du temps réglementaire.

Place à la prolongation

À 3 contre 3, les Spartiates dominent toujours autant, sous l’impulsion d’un public de feu. Mais Springer rate un face à face avec Quemener, Brian Henderson trouve la barre, puis Quemener, à nouveau, sauve les siens sur un double arrêt en toute fin de prolongation. Il était écrit que les deux équipes se départageraient aux tirs au but…

Une fusillade fatale aux Spartiates

Les Spartiates ayant beaucoup donné pour revenir au score, ils manqueront de lucidité lors de la fusillade. Côté caennais, Devin et Lavonen convertiront leur tir au but, tandis que les quatre tentatives marseillaises échoueront malheureusement sur le gardien caennais ou à côté du but.

Les Drakkars restent donc invaincus et peuvent remercier leur gardien international, auteur de 39 arrêts ce samedi. Les Marseillais, quant à eux, peuvent être fiers de leur performance. Ils gagnent un point au classement et se classent 6e, toujours avec un match en retard à jouer contre Nantes. Mais la performance, aussi encourageante soit-elle, est assombrie par la blessure de Patrik Virtanen, très probablement victime d’une commotion cérébrale qui pourrait l’écarter des terrains plusieurs semaines.  Le club ne manquera pas d’informer ses supporters de l’évolution de l’état de santé de son gardien finlandais, et tous les supporters des Spartiates sont avec Patrik et lui souhaitent un prompt rétablissement.

 

Résumé par Vincent Grépinet.